Trop tôt pour les municipales de 2026 : les murmures du P’tit Vair sommeillent.
À Vittel comme ailleurs, janvier s’étire dans un silence feutré, celui des rues encore engourdies par les agapes de fin d’année. Les guirlandes s’éteignent, les sapins brunissent, et les esprits — eux — digèrent encore les bûches, les vœux, et les petits règlements de compte familiaux. Bref, c’est trop tôt.
Trop tôt pour les affiches, les slogans, les sourires de marché.
Trop tôt pour les promesses de trottoirs refaits, de transparence budgétaire et de démocratie participative.
Trop tôt pour les "je ne suis pas encore candidat mais je réfléchis", les "on me pousse à y aller", et les "je suis là si les gens veulent".
Le P’tit Vair, lui, sommeille. Ce ruisseau discret qui traverse la ville semble en pause, comme s’il savait que les vraies turbulences viendront plus tard. Pour l’instant, il écoute. Il capte les confidences murmurées entre deux galettes, les soupirs des anciens élus, les regards appuyés des nouveaux ambitieux. Mais il ne dit rien. Il attend.
Car janvier, à Vittel, c’est le mois des faux calmes. Celui où l’on ne parle pas encore de politique, mais où tout le monde y pense. Celui où les alliances se nouent en silence, où les rancunes se réchauffent doucement, comme une soupe oubliée sur le coin du poêle.
Alors oui, les municipales de 2026 sont encore loin. Mais les murmures sont là, tapis sous les pavés, dans les couloirs, dans les cafés. Et le P’tit Vair, fidèle témoin, les emportera doucement, jusqu’au printemps.
Jusqu’à ce que le calme se fissure, et que la campagne s’éveille.